Dimanche 5 octobre 2008
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Voilà ce que dit le riche quand il rencontre un vieux bougre de mendiant qui veut lui griffer son portefeuille : « Vois-tu mon ami, ne t’étonne pas de ce que je veuille te retourner une baffe au
lieu de la pièce, car il est une heure où tout te réussissait malgré toi. Puis lorsque ton heure a sonné de ne plus rien recevoir des amis et de tes parents, tu as vomi ta soupe sous prétexte que
celle-ci était rance et cuisinée par des inconnus.
Puis tu t’es assis en faisant la manche pour recevoir des coups de trique de ton étoile qui voulait ainsi te redresser. Alors, tu as craché sur ton étoile et tu t’es mis à chier dans tout ce qui
pouvait rappeler ta consistance, car ton étoile te faisait ainsi voir de quoi tu étais fait, de chair et de sang, pour que tu te redresses et choisisses ta route, celle donnée par ton étoile,
celle qui est destinée à remplacer tes parents et tes amis d’autrefois. Tu n’en as pas voulu, et maintenant, au lieu de considérer que tout est donné par ta bonne étoile, tu gueules sur les anges
et tu emmerdes le créateur. Aussi, moi je ne voudrais en aucun cas prendre ton parti contre ton étoile et mon Dieu, et je te laisse dans ta misère pour que tu retournes aussi bas que ton esprit,
aussi bas que la terre, aussi bas que ton âme. »
Ayant dit cela, le riche en Dieu secoue sa manche, laisse tomber une miette de pain par charité, et prie son Dieu pour que celui-ci lui enlève toute mauvaise conscience. Ainsi va le ciel, il ne
supporte pas que, tendu vers un des enfants de Dieu, il ne puisse pas faire entendre raison à celui qui, de son appétit de rampant, se tourne vers lui pour le traiter de misère, lui qui a tout
sous son pouvoir, dans la plus grande des attentions pour ses protégés.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Le mirage des imbéciles
C’est le règne de la pie qui chante, le règne de la puce enchantée, le règne de la girafe qui broute, le règne de la loutre qui démange, le règne du castor irrité, le règne du coq en pâte, le
règne du croupion désabusé, le règne du balcon con, le règne du ventre de laine, le règne du chemin embourbé, voilà.
Savez vous de quoi il est question ? Tout simplement du rêve des imbéciles qui viennent à leur travail le matin pour en ressortir fourbu, non d’avoir travaillé, mais d’avoir attendu la sortie.
Ils sont la brouette qui ne retient rien de ce qu’on lui fait porter, les restes du repas que l’on a pas avalé et qui pourrit sur la table. Ils sont les héros des rues, ceux qui brandissent leur
pancartes pour hurler à tout va que la terre est moche et que c’est la faute du président.
Ils s’évertuent à danser pour les pauvres en ne leur laissant que des transactions faussées, les échanges où le pauvre y est pour sa poche.
Comment voulez-vous que la nation puisse s’y retrouver, de petits boulots de diverses bêtises, non du travail, mais de la demmerde de ponctionner le sabot du travailleur qui s’essouffle pour les
mains propres du syndicaliste roi ?
Comment voulez-vous que le pays s’enivre harmonieusement de la guerre de ceux qui détroussent les amitiés des riches et la fièvre du clochard ? Comment voulez-vous que tous ces bandits sans
brevets se réfugient sous la bannière des aristocrates des lumières, ils ne savent que piller et détrousser les écus de ceux qui les administrent et qui les bénissent.
Même à la Bastille ils sont ceux qui détroussent, ils grattent les briques de la prison pour en faire des charrettes pleines de matériaux à revendre, ils rêvent de jours où seront exécutés tous
les malins et ceux qui servent à quelque chose, simplement parce que leur règne c’est celui de la bestialité, celui des loups qui déchirent leurs propres enfants et leurs propres famille.
Ils sont les communistes véreux qui foisonnent sous les oripeaux et les bannières des amateurs de la merde qui roupille.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Marina, Marina,
pourquoi vas-tu là,
où la rose est effeuillée,
Et la carabine astiquée ?
Pourquoi veux-tu braire,
quand il te faudrait te taire,
mâcher du chewing-gum
Quand il te faudrait l’homme ?
Mon amour n’y suffit pas,
Rien que de ta joie,
Il te faut en plus,
du pain et des rébus.
Qu’attends –tu de moi,
encore et puis tout bas,
quand l’aurore est encore
sur l’or et en aurore
Je suis pour toi un ogre,
qui traîne et puis se gorge
de rêves et de sandales,
de cours et de cabales
Vois-tu maintenant reste,
sinon je fais le reste,
de nos ébats si tristes,
bonjour après l’artiste
Que reste-t-il de nous
du pain et puis de tous
les cheveux qui nous mêlent,
des sirènes si belles
Les autres sont pareilles
à toi et à ton œil
qui range et puis s’éveille
la noix et le cercueil
Je ne serai jamais celui
qui dans ton œil y luit
de toutes ses racines
et de nos deux babils
Je ne serai jamais celui,
qui veut dans ton séjour
suivre ses envies du jour
mourir de tes ennuis
Voilà ce qui me sert,
c’est ton très grand mystère,
mais mes envies sont là
Où tes envies n’sont pas.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Dimanche 5 octobre 2008
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B.H.L. est un bon élève, de ceux qui savent faire de la crème un pot, et du pot un artifice pour les gens qui pensent. Un artifice, parce que les directives de la pensée viennent tout droit de la
cuisse de Jupiter, celle qui déménage souvent, puisqu’elle se meut.
Pourtant la cuisse de Jupiter ne sert pas la soupe, elle élève les grands jusqu’au ciel des horizons futurs. Elle voit se former tous les bons élèves comme B.H.L. qui renaissent après
l’orage.
Pour parler clairement, B.H.L. ne vient pas avant le nouveau, la nouvelle pensée, mais après, après que la pensée se soit déjà déterminée pour les décennies qui suivent. C’est pourquoi cette
nouvelle pensée s’accommode si bien de la pensée de B.H.L., alors que la pensée neuve se déroge en masse, jusqu’à la nouvelle pensée suivante qui sera reprise par un autre B.H.L.
Je souhaite à la nouvelle pensée de renaître sans plus attendre pour les nouvelles décennies, car l’ancienne pensée actuelle en est sur le déclin , elle rend l’âme pour laisser place au chaos et
à la confusion.
L’actuelle pensée de la civilisation, c’est de considérer un héritage de la valeur du droit pour les démocrates et les artisans de la responsabilité du droit, du droit, encore du droit, toujours
du droit.
N’y a-t-il que le droit qui vaille ?
Cela pourrait être, mais le droit engendre la peur de manquer de droit, et ensuite la peur se change en la terreur de manquer du droit, et ensuite la terreur se change en la criminalité de
défendre le droit, et ensuite cette criminalité arrive à s’installer partout comme une raison qui est celle de la démocratie.
Arrive maintenant la justice de voir arriver un nouveau droit, c’est celui de se défendre contre le droit, et de trouver enfin une planche de salut à la charité, non pas des enfants qui reçoivent
sans cesse, mais des gens intelligents qui retournent dans la valeur de leurs ainés. Là, courage à la place du droit de faire n’importe quoi.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Dimanche 5 octobre 2008
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Voilà les certitudes de la montée de l’extrémisme.
Cela fait rage au dehors, là où les extrêmes de la pauvreté se lèvent pour embrasser toute la nation des pauvres de demain.
Quels sont les pauvres de demain ?
Ce sont ceux qui regardent sur leur attributions, relèvent ce qui ne va pas, réclament en vain un peu d’argent du contribuable, refont manifestations sur manifestations, reviennent toujours à
leurs avantages acquis, se déroutent lorsqu’il faut remuer les choses, revêtent un pan de plus de leurs iniquités, refusent de reconnaitre les chômeurs en réclamant à leur place, s’accrochent à
leur usine qui fait faillite et construisent des piquets de grève qui les ruineront encore un peu plus, etc, etc, etc….
Pendant que les autres travaillent à quoi ?
A chercher du travail au lieu de se lamenter, à nettoyer leurs narines trouées d’anneaux de cochon, à effacer la marque de leurs dragons sur leur peau, à se former pour se former, et non pour
recevoir des indemnités, à servir leur entreprise au lieu qu’ils se fassent servir par elle, à savourer la joie de travailler au lieu de réclamer, à reconnaître sa chance au lieu de se révolter,
à refaire le monde au lieu de le défaire, à se lever matin non pour gueuler mais pour sourire, à chercher du pain au lieu de chercher des friandises, à élever leur fils au lieu de l’abrutir, à
refaire la place de la cité, à soigner les gens de du haut au lieu des gens du bas, à revêtir l’amour au lieu du rap de merde, à regarder Van Gogh au lieu Robocop, à insulter Lucifer au lieu du
président, à mouiller sa chemise au lieu de mouiller l’autre, à ternir son WC au lieu de son salon, à s’habiller de fête au lieu de tête de mort,
bref de devenir prince au lieu de devenir rat.
L’avenir n’est plus à la bassesse ni à la bêtise, mais à la vérité,
les autres crèvent maintenant.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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