Rap et slam ne font pas bon ménage, cela serait presque vrai, mais il est un ton qui ne trompe pas, c’est celui de la prison des cœurs, celui des ténèbres qu’on chante.
Pourquoi peut-on chanter aussi facilement les ténèbres et avoir ainsi le succès qu’on attendait ?
C’est parce que les ténèbres sont agglutinées sur les anges du désespoir et de la déraison, qui trouve au-delà des mots des lueurs de la passion commune à tous les poètes , qu’il soient rois ou
chantres, ouvriers ou PDG.
Pourtant la raison du slam a quelque chose de curieux, c’est ce mélange de musique lancinante, qui fait de la poésie un air de déroute de l’armée qui revient à la maison. Une ombre de la nuit s
‘éveille pour le plus petit des chantres, celui qui n’arrive qu’à se faire entendre par les souris du grenier, c’est à dire ceux qui dans la maison des artistes en restent toujours à cirer les
chaussures.
Maintenant, bien sûr, la maison des artistes est bien la maison des artistes, et c’est pourquoi quand un ouvrier passe devant la maison, il s’arrête, ouvre la porte devant la musique lancinante,
et découvre tout à coup un salon, un dortoir, une salle des fêtes, et oublie alors que dans le grenier un tambour sourd continue de frapper sur sa peau détendue.
Et toute la maison rit, et pleure, et vit, quoi !
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Ton histoire de rat m’a effectivement interpellé, car s’il est une réalité, c’est bien celle-ci que l’on voit des rats après une cuite à mort.
Mort au rat ? Le jeu de mot est facile.
Il se pourrait que les psychanalystes se trompent, et c’est mon point de vue qu’ils ne partageront pas, car c’est celui de Auguste-Jésus-le-connaisseur.
Voilà : Tout au fond de nous, il est appelé une petite bête nommée l’inconscient et qui est assez grosse néanmoins. Pourquoi celui-ci n’est pas reconnu comme tel par les enfants de Dieu ? C’est
parce que dans cet antre secrète autant que redoutable se meuvent des puissantes énergies qui vont et viennent, pour soit énergiser, soit terroriser son petit prince ou son gros imbécile.
Et voilà le secret : c’est que cet endroit si protégé naturellement est en fait habité non seulement de ces puissances plus ou moins occultes, mais encore par notre Maître, le Seigneur, qui se
débrouille très bien avec tous ces mystères et qui transige toutes les nuits avec elles pour nous rendre la vie plus supportable et résoudre nos problèmes, selon nos choix de trahisons et nos
choix de vie.
C’est tellement vrai que au-delà des rêves existent les songes, et que ceux-ci ne sont absolument pas pris en compte par les singes de Dieu que sont les psychanalystes. Un songe est une rêve
purement spirituel.
Voilà pourquoi sans doute, (je dirais sans aucun doute en ce qui concerne Auguste-Jésus), lorsque le pauvre saoulard est au bord de la maladie uniquement par sa faute, l’esprit a abandonné la
partie depuis un moment et laisse la place à tous les débordements de l’animalité. Les rats ne sont que de l’inconscient auquel on a enlevé la partie, la composante spirituelle.
Tant pis pour les rats qui ne veulent pas de cette explication.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Lettre à Cémara
Que nous prédisent les spécialistes de la gouvernance ? Que l’argent va couler à flot, que la demeure de la félicité s’échappe vers le haut pour s’élever comme la marée qui monte.
Ceux qui gesticulent et hurlent le plus sont les socialistes qui veulent coûte que coûte que ce fichu pouvoir d’achat grimpe enfin sur les plus hautes cimes.
Le pouvoir d’achat doit grimper, c’est une obligation ! C’est un ordre !
Alors, le pauvre président qui n’a que sa voiture de fonction à abandonner pour que le mendiant se saoule la gueule de 2 pintes de plus, voit arriver l’instant où n’en pouvant plus, il sera
obligé de vendre son soulier de satin pour aller comme tout le monde aux bains publics soigner les cheveux que l’on lui aura fait perdre.
Comment se fait-il que pareille stupidité ait pris le chemin du raisonnement des imbéciles de la gauche autrefois caviar ?
Eh bien tout simplement parce que le caviar voit son cours monter et que la gauche ironise en voyant ceux de la droite encore pouvoir s’offrir un peu de cette faveur.
Mais qu’en est-il de la réalité ?
Il se pourrait bien que du caviar, maintenant, on en voit revenir, car les festins de roi jamais n’ont disparu, ni chez les apparatchiks ni chez les montreurs de la joie des cons de la réalité du
fric qui drague : et le riz, et le pétrole, et la farine des pauvres.
Mais c’est la gauche qui dérouille, car elle est le chef de l’anarchie.
Pourquoi cette vie qui monte ne peut que monter, et que le pouvoir de la posséder ne fait que descendre ?
Pourquoi aucun spécialiste n’a le courage de prendre les chiffres par le bon bout ?
Si le réveil de la prospérité se lève, il faut également que la production suive. Or si la production augmente un peu, et parfois se stocke, l’appétit de la puissance d’achat augmente dans des
proportions bien plus alarmantes. Souvenez –vous de ce que devait endurer la ménagère pour laver son linge et de ce qu’elle fait aujourd’hui pour torcher son bébé ?
Et nous voudrions ainsi que de miracle en miracle, le pouvoir sur la matière se décuple, tout en transpirant de moins en moins de façon inversement proportionnelle.
Nous voudrions assurément que l’on finisse par rester couchés pour voir défiler dans sa chambre tous les modèles de voitures les plus sophistiquées avec la conductrice qui va avec.
Mais le lapin a bien couru, il faut maintenant qu’il recommence à chasser, que le renard aussi a bien rigolé, il doit maintenant chercher ses poules, que le dromadaire même a bien allongé le pas,
et qu’il faut qu’il rejoigne maintenant son oasis.
Le temps est passé de courir et de siffler en chantant tout l’été, la cigale va crever, et les autres vont se mettre au travail, non par plaisir, mais par un coup de pied au cul.
Le pouvoir d’achat, c’était un chèque en blanc, il faut maintenant prélever aussi la carotte de la terre, et épousseter les carreaux du Shah.
Car l’ordre du socialiste, c’est de la merde, et l’ordre de Dieu va le répandre comme fumier pour nourrir les terres de ses enfants.
(Entendons-nous bien Cémara, je parle du socialiste qui pue la toile d’araignée, comme d’une image d’Epinal !)
BO
Par Bernard Offenstein
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« Va voir si ton père est couché ! »
La petite fille revient chez sa maman : « Maman, il est couché mais il m’a dit de ne pas te le dire »
« Tiens, tiens, et pourquoi donc ? »
La maman fonce dans la chambre du papa et trouve son mari en train d’ouvrir une bouteille de bière.
« Tiens, tu bois de la bière maintenant ? »
« Oh, c’est juste pour voir l’étiquette »
La maman se penche sur la bouteille et voit un oiseau dessiné.
« Au moins si c’était un petit oiseau ! »
Le papa pose la bouteille et attire sa femme sur le lit.
« Non, pas maintenant, Louisette pourrait nous voir »
Alors le papa reprend sa bouteille et se recouche.
« Tu vas avec la bouteille au lit ? »
Alors la papa repose la bouteille et se sert un verre.
« Tu vas tout de même boire encore ? »
Alors le papa repose le verre et se couche.
La maman contente retourne dans le salon.
Le papa remet sa bouteille sous son lit et s’endort tranquillement.
C’est pourquoi les ivrognes sont légion dans les ménages, mais s’ignorent, ils veulent boire mais n’y arrivent jamais, tandis que les divorcés s’enfilent la bouteille et se couchent
là-dessus.
Moralité : pour divorcer, vaut mieux pas aimer la bouteille.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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Venez marcher avec vos fils, ils sont les premiers à savoir….savoir que les indigents sont des crétins, parait-il, même que s’ils ne le sont pas, ils devraient l’être. Seulement, voilà, le
problème avec les indigents, c’est qu’ils le restent par nécessité.
En effet, ils reviennent toujours à leurs premières amours qui est de pisser dru et de gueuler aux étoiles, d’insulter le ciel et de cracher en l’air, ou méchamment sur les prés d’herbe fraiches.
Il serait préférable qu’ils s’en aillent cracher ailleurs, sur les routes par exemple, ou sur les souliers vernis pour les lustrer un peu. Mais le principal dans cette histoire, c’est de
considérer le fraicheur de leurs gains à voler, mais dans la caisse de la société. C’est là qu’ils sont les rois. Ils sont généreux avec leurs femmes et les gâtent de toutes leurs entreprises
d’indigents, ils leur offrent des fleurs subtilisées sur les étals du fleuriste, elles sont tellement plus belles que les fleurs des champs. Ils renoncent toujours à la richesse, quels grands
cœurs, évidemment faits pour se tenir ensemble à boire un canon autour de la belote d’avant midi. Voilà, ce sont eux qui souffrent, ils sont les promesses de la nation qui se relève enfin de ses
difficultés grâce à la moralité. La nation est généreuse avec les indigents, c’est pourquoi toutes les chances de la vie lui échoient, et grâce à la générosité, les enfants seront amenés à la
vraie félicité qui est de donner ce qu’ils ont pour faire fleurir les indigents.
La chance est avec les pauvres, c’est bien connu de tous.
B.O.
Par Bernard Offenstein
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